Discours du Président de l’Union

 

Madame la Préfète,Monsieur le Député,
Monsieur le président du Conseil départemental,
Monsieur président du Conseil d’administration du service départemental d’incendie et de secours de l’ESSONNE,
Monsieur le Maire,
Mesdames et messieurs les élus,
Chers amis sapeurs-pompiers, personnels des SDIS ,
Mesdames, Messieurs,

Madame la Préfète, nous sommes très heureux de vous accueillir, en clôture de notre assemblée générale des Sapeurs-Pompiers de l’ESSONNE.
Monsieur le président du conseil départemental, Monsieur le président du conseil d’administration, nous sommes très heureux de vous accueillir. Ce rendez-vous annuel contribue puissamment à renforcer le lien et la solidarité de notre association. Bravo et un grand merci à tous ceux qui se sont mobilisés pour l’organiser cette assemblée générale. Notre dispositif de secours est souvent envié et par leur activité, les sapeurs-pompiers en sont les principaux acteurs. Volontaires, professionnels, ils sont unis par un même engagement: protéger les populations, en y associant les PATS

Il y a 3 ans, lors du congrès de Chambéry, le président de la République rappelait notre rôle central en la matière, si important pour la cohésion sociale, la solidarité entre nos territoires et la résilience de notre pays face aux crises.

Il avait pris des engagements, qui sont autant d’objectifs pour le Gouvernement, afin de conforter notre modèle de secours. Mais les sapeurs-pompiers le font, en y intégrant l’urgence : L’urgence est l’ADN des sapeurs-pompiers. Elle est notre vocation, notre identité et notre passion

Voici venue l’occasion d’en dresser le bilan, mais aussi de le mettre en perspective avec les évolutions de notre monde. Les crises successives qui frappent notre pays le démontrent : nous avons changé d’époque. Plus rien ne sera comme avant.

Tout d’abord, saluons l’action accomplie depuis 2013 par notre ministre, Bernard CAZENEUVE, qui agit avec notre fédération pour renforcer les 247 000 sapeurs-pompiers, il fut très applaudi lors du congrès de TOURS, malheureusement ce ne fut pas le cas pour tout le monde.

Face au terrorisme, les retours d’expérience permettent d’adapter notre doctrine opérationnelle et de mieux nous coordonner avec les forces de l’ordre et les acteurs hospitaliers.

Le volontariat, c’est aussi la Prestation de Fidélisation et de Reconnaissance Un accord unanime a été scellé pour la réformer, au 1er janvier 2016.
Simultanément, il a fallu moderniser le statut des sapeurs-pompiers professionnels, avec la correction en janvier dernier des difficultés apparues lors de la réforme de la filière de 2012.

Un engagement : notre cœur bat désormais plus fort chaque 14 juillet, avec notre participation au défilé sur les Champs Elysées.
Quel honneur que le Premier ministre ait désigné, comme Grande cause nationale 2016, le projet « Adoptons les comportements qui sauvent », que nous portons avec la Croix-Rouge et la Protection civile. Nous avons participé aux GES le 12 novembre 2016. Les trois centres ayant étaient désignés : CIS ETAMPES , CIS MENNECY et le CIS PALAISEAU.

 

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Ce bilan aurait pu être meilleur si des chantiers ne restaient inachevés.

Tout d’abord, en matière de formation pour les volontaires.

Depuis longtemps, ils bénéficient de la formation professionnelle pour les formations liées à leur engagement.
Mais la mise en œuvre en 2014 du compte personnel de formation, les en empêche pour l’instant.

Trois ans de perdus.

L’encadrement supérieur

L’aboutissement prochain du cadre statutaire A+ permettra aux officiers supérieurs d’obtenir un déroulement de carrière conforme aux fonctions tenues, comme tous les fonctionnaires exerçant des responsabilités similaires.

Sur le second volet de cette réforme, concernant l’intégration des sapeurs-pompiers dans les services de l’Etat, des réponses sont encore attendues.
Si, dès la publication du décret A+, des passerelles seront ouvertes, elles restent peu lisibles.

Une attente particulière concerne le reste de la catégorie A qui ne se reconnais pas dans ce dossier.

Troisième dossier :

La reconnaissance de la Nation à ses sapeurs-pompiers, à travers les décorations.
A Chambéry, Le président de la république avait annoncé le doublement des nominations dans les ordres nationaux.

L’objectif est atteint pour la Légion d’honneur. Et bientôt, je l’espère, pour l’Ordre national du Mérite.
Un immense regret toutefois : parmi ces médaillés, la proportion des volontaires reste trop faible, beaucoup trop faible.

Enfin, l’engagement pris de sanctuariser notre maillage territorial.
Pourtant, les fermetures de casernes se poursuivent, pour de prétendues économies budgétaires, c’est un véritable plan social imposé aux sapeurs-pompiers volontaires, sommés :
soit de rompre leur engagement citoyen,
soit de prendre des gardes postées dans la ville voisine,
soit de créer une réserve communale de sécurité civile.

Ce bilan aurait-il pu être meilleur ?

Oui, sans doute, si les mêmes difficultés institutionnelles n’étaient pas toujours présentes.
Quand nous sollicitons l’Etat, celui-ci nous renvoie trop souvent vers les collectivités territoriales. Quand nous interpellons les départements, ils nous répondent que l’Etat les étrangle financièrement ! Quant aux communes, elles nous disent que les pompiers sont désormais départementaux !
Je n’évoque même pas les intercommunalités, dont la dynamique nous ignore.
D’un côté, l’Etat, qui a toujours du mal à donner le « la ».
Par exemple, dès l’appel des secours. Chaque année, il crée un nouveau numéro, alors que cette fois, loin de complexifier les choses, l’Europe nous propose la simplicité avec le 112. En France, pour le citoyen en détresse, le choix du bon numéro s’apparente au remplissage d’une grille de loto.

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Lors de notre dernière AG ;

Je vous faisais part de notre richesse de notre territoire Essonnien, avec nos 51(50) centres de secours. C’est surtout une richesse citoyenne avec 1975(1907) sapeurs-pompiers volontaires dont 491(442) double statuts, 1000(993) professionnels et 300(284) P A T S, dont la complémentarité fait efficacité. Malheureusement, aujourd’hui nous ne sommes plus que 50 centres de secours, suite à la fermeture d’un CPI.

Si le nombre de SPV était en augmentation depuis le congrès de 2013 à CHAMBERY, en 2016 le nombre de SPV est baisse ; Le nombre de doubles statuts est en baisse, suite à la radiation de nos collègues officiers ce qui représente une baisse de 68 SP.
Répartition : (- 49double /statut et -19 contrat SPV)

Attentats en novembre 2015 à Paris, inondations dans notre département, … Ces derniers mois, notre modèle de sécurité civile a de nouveau démontré son efficacité, fondée sur la compétence partagée entre l’Etat et les collectivités locales, la complémentarité entre professionnels et volontaires, et le lien entre le service public.

Face à la menace terroriste, la DGSCGC a défini une doctrine d’action commune avec le RAID et le GIGN, pour prendre en charge les blessés, alors même que les terroristes ne sont pas neutralisés. Cela suppose de sécuriser quelques sapeurs-pompiers avec des équipements en adéquation avec le risque balistique.

Quand est-il en ESSONNE ?
La contrainte financière qui pèse sur les départements, là aussi, plus rien ne sera comme avant. Chacun le sait, et pourtant on continue de faire comme si de rien n’était.
Que dire enfin de ce vieux débat sur le financement.
Le fameux : qui paye commande !
La difficulté, c’est que tout le monde veut commander, parce que tout le monde paye
Dans ces conditions, combien de temps pourra-t-on maintenir notre niveau de performance opérationnelle ? Ces interrogations interviennent alors que les sapeurs-pompiers sont exposés aux multiples défis de notre temps.
Défis sociaux : précarité, vieillesse, isolement.
Economiques : avec l’impératif de discipline budgétaire.
Politiques : conséquences du réchauffement climatique, crises sanitaires, menaces terroristes.

Des défis qui font de la sécurité la principale préoccupation des Français.

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Face au tumulte du monde, notre devoir est de faire preuve de solidarité, de lucidité et de courage, au

service de l’intérêt général.
Les sapeurs-pompiers s’engagent. Ces engagements, tous, volontaires ou professionnels, du sapeur au colonel, nous l’avons en partage.

D’autres avancées sont là aussi au plan national :
• les conventions de disponibilité conclues avec de grands employeurs • la présence d’un officier SPV dans chaque équipe de direction de Sdis,

Mais il faut en être conscient : malgré l’ambition politique nationale, un malaise persiste dans nombre de centre de secours.

En effet, cette richesse citoyenne est trop souvent endiguée par une organisation bureaucratique.

Pourtant depuis quelques temps, des rumeurs, des annonces sorties de je ne sais où comme des retraits de véhicules mettent en effervescence un certain nombre de Sapeurs-pompiers. Certains d’entre eux ont d’ailleurs été reçus par le PCA et notre directeur, en présence de leur Maire…afin d’essayer d’apaiser ces rumeurs.

Afin d’éviter toutes ces rumeurs une question se pose ; avons-nous pas fait une erreur de communication hâtive pour certaines catégories ? Ou tardive pour les principaux intéressés ?

Chacun le sait désormais : moins de centres, c’est plus de gardes postées. Non seulement cela coûte plus cher, mais cela menace le régime juridique du volontariat et sa nature elle-même.

Qui et comment former nos SPV, avec quels formateurs puisque les Sapeurs-Pompiers professionnels ayant un double statut ne peuvent plus former les personnels sous leur statut de SPV ? La solution de rémunération en activité accessoire a-t-elle été expliquée ?

Non ! M le président du Conseil d’administration du SDIS, cela n’est pas concevable
Allons-nous créer deux types de réponses opérationnelles ? Une pour les zones urbanisées et une pour les zones rurales…je ne pense pas que Mme la préfète apprécierait.
Vous nous avez reçu le 8 novembre 2016 pour la présentation du SDACR, de mémoire se fût une première pour nous, je vous en remercie. Mais cela n’est actuellement qu’un projet, nous resterons vigilants sur son devenir et sur deux points : la couverture opérationnels des MEA et surtout sur le RO qui en découleras.

Ce qui compte dans le service rendu, c’est bien la disponibilité donnée à la collectivité, plutôt que le nombre d’interventions réalisées durant ce temps !

L’engagement citoyen de sapeur-pompier volontaire, c’est bien plutôt un miracle social !
Le volontariat, c’est un engagement fait de proximité, de diversité liée aux différents territoires, mais aussi aux différentes capacités de chacun, les plus jeunes et les plus âgés, les très disponibles et ceux qui le sont moins – et bientôt encore davantage aussi les femmes, et les jeunes issus de la diversité.

Ce volontariat, il faut l’encourager en mettant résolument tout en en œuvre, dans notre SDIS, Cette richesse du volontariat, Monsieur le Présidents du CA, il vous appartient de le préserver :

Cependant, l’engagement n’est pas l’apanage des seuls volontaires. À leurs côtés, les sapeurs-pompiers professionnels, la même flamme du don de soi anime nos collègues sapeurs-pompiers professionnels. C’est cette complémentarité, forgée par l’histoire, qui permet de protéger la population, jour et nuit, S’engager, mais aussi servir le public. C’est notre deuxième valeur fondamentale.

Elle nous pousse à rechercher l’excellence dans nos missions de secours.

Depuis deux siècles, des hommes deviennent sapeurs-pompiers, c’est aussi inspiré par la troisième valeur fondatrice de notre action, si précieuse pour notre société : le vivre ensemble. Et depuis les femmes ont rejoint notre famille, les Sapeurs-Pompiers de France et c’est d’ailleurs cette année l’anniversaire des 40 ans du décret. Je profite de cette tribune en mon nom et celui de tous, pour vous remercier de votre engagement.

Merci à vous Mesdames

Depuis toujours, le sapeur-pompier est une personne ordinaire, qui, avec ses camarades et parce qu’elle se fond dans un collectif, accomplit des choses extraordinaires.
C’est là que se transcendent les différences sociales, et que se forgent les liens d’amitié et de fraternité si précieux de nos jours.

En effet, ce vivre ensemble, le sapeur-pompier ne le réserve pas qu’à la caserne.
Il concourt à animer nos villes, nos villages en participant aux fêtes, aux cérémonies,
La présence des sapeurs-pompiers aux côtés des élus locaux lors des cérémonies est toujours apprécier, tant par les habitants que par leurs élus.

Oui, Madame la préfète, monsieur le président, par leur histoire, leurs missions et leur culture, les sapeurs-pompiers ont chevillé au corps le sens du vivre ensemble.

Oui, mes chers collègues, les Essonniens savent qu’ils peuvent compter sur nous, comme toute la nation peut compter sur les Sapeurs-Pompiers.

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Je voudrais ce soir, remercier à titre très personnel mais aussi en vos noms à tous, SPV, PRO, JSP, PATS. Il est entré au CA de l’Union Départementale en 1999, après avoir œuvré sans relâche pour les sections de JSP, dont il est à l’origine. Sa carrière de SP professionnel fût dans le même état d’esprit, toujours disponible, il n’a pas son pareil, pour animé des soirées, des concours de JSP, l’ASSO….. Bien sûr vous l’avez reconnu, « Coluche » quitte ce soir l’Union départementale. Nous te remercions tous ce soir Michel, et te souhaitons la même réussite dans tes fonctions de 1er adjoint au Maire de ton village, les citoyens n’ont qu’à bien se tenir, Michel veille.

Je vous remercie de bien avoir voulu m’écouter et je vous souhaite à tous une très bonne Assemblée générale.

Merci.